Birmanie 1986

Décembre 96. Nous avons le précieux visa pour la Birmanie, pays très fermé à l’époque. 7 jours maximum, 5 villes autorisées ( Rangoon, lac Inley, Pagan, Mandalay et un 5ème lieu). Accompagné de 2 copains, je vais rendre visite à un ami qui travaille à l’ambassade de France à Rangoon (à cette époque, je travaille à celle de Bangkok)
Et c’est parti pour un incroyable voyage dans le passé :la Birmanie étant coupé du monde depuis 40 ans (son seul «ami » est la Russie, communiste à l’époque), elle n’a pas évoluée depuis son indépendance : bâtiments, véhicules : tout date du temps de la colonisation anglaise.
Un avion fait la boucle Rangoon-Inley-Mandalay-Pagan-Rangoon quelques fois par semaine et certaines places sont réservées pour les étrangers. Nous visitons donc le pays par ce moyen pour passer 2 nuits près du lac Inley et 2 à Pagan, et passons le réveillon de Noêl à Rangoon, où nous assistons à un surréaliste spectacle donné par une troupe de danseurs russes « pour célébrer l’amitié entre les 2 peuples » : les danseurs sont vêtus d’une grosse parka, alors qu’il fait 30° !

Les photos sont des vieilles diapositives scanées, d’où la qualité médiocre.

 

Taunggyi et le lac Inley

Première étape de notre périple

 

Pagan

Quand j’étais à Bangkok, 2 sites archéologiques faisaient rêver, voire fantasmer : Angkor, totalement inaccessible dans  les années 80 en raison de la guerre au Cambodge, et Pagan, relativement accessible : c’est un vrai choc. Je ne sais pas ce qu’est devenu ce site avec le développement du tourisme en Birmanie (et je ne compte pas y retourner, pour garder en mémoire intactes les images des années 80), mais à l’époque, cet endroit était fabuleux. Un calme incroyable, une visite sans presque personne. On pouvait grimper librement en haut des pagodes. Un coucher de soleil sur la plaine de Pagan est un moment inoubliable.

ça, c’est pas bien !

 

Rangoon

Nous avons passé 2-3 jours à Rangoon, chez mon copain de l’Ambassade. Mis à part la fameuse Pagode Shwedagon, rien de mémorable. Mais l’ambiance années 50 (bâtiments coloniaux anglais, véhicules, administration kafkaïenne :  une journée entière consacrée aux démarches, dans des vieux bureaux envahis de dossiers, nécessaires à la prolongation de 24h notre visa, le vol de retour sur Bangkok ayant été annulé !), des aspects insolites de la vie locale (par exemple, Fiterman – ministre des transports communiste de l’ère Mitterrand- venait de donner des vieux bus parisiens et les plaques indiquant les trajets étaient encore celles … de Paris), la vie de mon copain expatrié sur place (une photo montre « l’espion officiel » des services d’espionnage birman avec qui il rédigeait tous les soirs son rapport d’activité, le réveillon protocolaire de Noël…) m’ont quand même laissé quelques souvenirs

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